Ruche Warré


warreLa ruche Warré appelée aussi ruche populaire est une ruche divisible (corps et hausse ont la même taille) . Les dimensions internes en millimètres sont : 300 x 300 x 210.

La ruche Warré n’utilise pas de cadres mais des barrettes avec une petite amorce de cire d’un centimètre. Le but de cette amorce est d’orienter le travail de construction des abeilles. Les abeilles agrandissent les rayons vers le bas, comme elles le font dans la nature. La récolte se fait donc par le bas et par pressage  et non avec un extracteur comme la Dadant.

Il y a les inconditionnels de la Warré en raison de la pratique écologique associée, qui évite aussi d’utiliser un extracteur. Par contre, il semble qu’elle soit plus difficile à conduire si l’on habite pas le sud de la France. Autre inconvénient, c’est la seule qui essaime en abandonnant le couvain.

L’abbé Emile Warré a mis au point une ruche dite ‘populaire’ qui est décrite dans la 12 ème, et dernière édition, du livre « L’apiculture pour tous » parue fin 1948. Les deux idées maîtresses qui ont guidé Emile Warré dans l’élaboration de cette ruche sont la priorité à l’abeille et la simplicité.

La ruche populaire est une ruche dite ‘divisible’ (pas de distinction entre hausse et corps de ruche). Tous les éléments sont de la même taille.


-> Téléchargez le livre de l’abbé Warré_5th_edition gratuitement à partir de ce site en pdf

->  Construction d’une ruche Warré ( pdf – source Biobees 2006)


8 réponses à Ruche Warré

  1. La Grange dit :

    Bonjour…,
    Cette ruche serait-elle à déconseiller en Belgique…, ce n’est pas le sud de la France.
    Serait-elle à déconseillet tout simplement au vu de ce que je lis ici. http://www.abeille-et-nature.com/index.php?cat=essaims&page=ruche_warre2
    Grand merci à vous de me répondre.
    Cordialement.
    Christian

  2. Bernard NICOLLET dit :

    Bonjour Christian,

    cette ruche n’est pas « déconseillée », mais il est vrai que tu auras certainement plus de difficultés avec cette ruche comparativement à un apiculteur du sud France. Ceci étant, je pense qu’il y a des abeilles dans les arbres également en Belgique ?
    J’attire simplement l’attention sur le fait de la promo qui est orchestrée à propos de cette ruche ne correspondra peut-être pas à une exploitation optimale dans toutes les régions.
    Bonne saison apicole
    Bernard.

  3. admin dit :

    Bonjour,
    Il est vrai que la production sera moindre, mais le plaisir d’avoir au moins une ruche Warré est réel. On peut suivre la construction naturelle des abeilles, on récolte le miel autrement…à l’ancienne ! J’aime cette approche.
    Le livre de Marc Gatineau est à cet égard très intéressant.
    http://www.aubonmiel.com/2012/07/librairie-apicole-g/
    André-Claude

  4. Bonjour,

    Merci pour votre site, absolument passionnant.
    Je suis en train de lire l’ouvrage de l’abbé Warré : http://warre.biobees.com/warre_5th_edition.pdf, cela peut probablement intéresser vos lecteurs.

    Amicalement,
    Phil

  5. Sonja Edye dit :

    Bonjour,
    je découvre votre site et j’ai tout d’abord une question par rapport aux rehausses: avec la ruche Warré on ajoute des cadres en bas, avec la ruche Dadant on les ajoute en haut . hors, si j’ai bien compris, le couvain se trouve en bas de la ruche et les abeilles construisent en hauteur ( ruche Warré plus étroite et plus haute). La récolte en Warré se fait par en bas. Que se passe-t-il avec le couvain??? Y a t-il risque de l’abîmer en récoltant??? Il me semble qu’ajouter des rehausses en haut et de récolter le miel en haut serait alors plus approprié à la vie des abeilles. Quel est votre avis/ expérience?
    Mon autre question concerne la ruche Warré: pourquoi est-il dit que les abeilles essaime EN LAISSANT LE COUVAIN?? y-a-til une explication à cela? Merci pour votre réponse, Cdt Sonja

  6. paul bonin dit :

    bonjour Sonja

    le miel est comme dans toute les ruches : au dessus du couvain. la récolté se fait donc dans la (les) éléments (s) du dessus.
    elle est tout à fait intéressante dans le sens où elle nécéssite peu d’interventions.
    cependant, selon votre « nature », vus pourriez bien vous heurter à des difficultés : laissez la suivre son rythme, ne faites pas de bidouillages d’optimisation, vous serez satisfaites,
    faites en une machine à produire (stimulation de printemps, souches à fortes colonies ou à ponte explosive, exposition plein soleil, etc.) et vous multiplirez le travail et échecs.
    évitez donc les méthodes hybrides qui vous apporteront beaucoup de conséquences néfastes pour un faible gain.

    en d’autres termes, à chaque ruche sa méthode. avec une divisible, vous produisez un peu de miel (15 kg en warré en moyenne) mais toutes les années (relatif lissage), avec une ruche à hausse, en methode intensive, vous connaîtrez des années fastes ou plus creuses.
    avec une divisible, apprendre à lire la planche d’envol suffit dans nombre de situations, quand à la quantités de miel, puisqu’elles me fournissent moins de travail : compensez avec le nombre.
    avec une ruche à hausse, laissez faire la nature et vous ne récolterez pas grand chose.

    rappelons que les abeilles peuvent vivre dans n’importe quelle caisse. la récolte elle, dépend le la capacité de l’apiculteur à s’adapter à la ruche, à l’environnement.
    toutes les ruches ont leurs avantages et inconvénients…
    …et à chaque ruche sa méthode.

    ne pas confondre apiculture écologique (habitat proche du naturel) et biologique (méthode et traitement, environnement) : la warré est écologique, mais on peut faire du miel bio dans toute caisse.

    pour ce qui est de l’abandon de couvain ; rien à voir avec le modèle de ruche, mais plus en rapport avec une abeille dégéneréscente (maladie, consanguinité), ou plus souvant en rapport avec un mileu hostile (trop forte chaleur, colonie faible (maladie, consanguinité) qui se fait piller, ou est trop dérangée par quoi que ce soit de manière récurente et violente.

    mes ruches warré sont à l’ombre, dans le jura, lieu d’abondantes miéllées. les colonies ne sont jamais obèses surtout dès le début de printemps, récoltent raisonnablement. essaimage rare (plutôt supercédure), pas de perte de colonies, et mes reines, peu épuisées par d’intenses pontes, durent 6 ans pour les plus vieilles… lesquelles permettent à cet âge cannonique une récolte.

    comme quoi c’est l’approche qui fait la différence…

  7. Bonjour à tous
    Je voudrais bien savoir au nom de quoi la ruche Warré est une ruche écologique, plus qu’une autre ?
    L’écologie… Pfff on la met à toutes les sauces et on galvaude sa réelle utilité, au même titre que le Bio.
    En fait, c’est la façon dont on conduit ses ruches (colonies) qui fait une apiculture écologique, pas le modèle de ruche et c’est fort heureux car les abeilles auraient déjà délaissé les Dadant, langstroth et Voirnot depuis longtemps et même les cheminées ou les parois de murs dans lesquelles les essaims naturels se forment souvent quand ce n’est pas dans un plancher ou un vieux réservoir de camion à l’abandon..
    S’il devait y avoir une ruche plus écologique que les autres, ce serait plutôt la ruche tronc
    http://www.ruchetronc.fr
    Les problèmes inhérents à l’apiculture sont de toute évidence liés de manière directe dont on conduit nos colonies et respecte nos abeilles. Ne pas déranger les abeilles inutilement certes, c’est bien, mais regarder une colonie derrière les carreaux, par exemple, ne nous renseigne pas sur un essaimage qui se prépare sauf quand… c’est trop tard.
    Alors il est souvent rapporté que les autres formats de ruches n’ont pas l’accueil d’une sphère et que les angles ne sont pas occupés Tiens donc… Parce que la ruche Warré n’a pas d’angles ?
    Je pense que les essaims, il est vrai, peuvent se développer dans la profondeur, mais il faut arrêter de crier au loup quand on fait usage de cadres plutôt que de barrettes car dans le cas du développement des cires à étage, la sphère n’est plus une sphère non plus.
    Il est tout à fait possible de recourir aux cadres à jambage qui ne font pas appel aux cires gaufrées. D’ailleurs celles et ceux qui utilisent cette technique peuvent vérifier le meilleur état sanitaire des colonies comparativement à celles qui sont établies sur des cires gaufrées. Donc égalité parfaite avec les dires sur les rayons Warré et les cadres à jambage

    Bref, je ne voudrais pas monopoliser les pages de ce thread, car honnêtement, il fait partie des rares que je respecte, mais permettez-moi pour conclure, de revendiquer le fait que la ruche Warré, n’est pas une ruche écologique plus qu’une autre.
    C’est votre façon de conduire vos abeilles et de les respecter qui le sera
    Bien à vous et bon hivernage à tous
    B.NICOLLET

    • souficoufi dit :

      « C’est votre façon de conduire vos abeilles et de les respecter qui le sera  »
      Et bien ,je trouve que la meilleure façon de ne pas déranger les abeilles,c’est la méthode Warré.La meilleure façon de ne pas surexploiter l’abeille,c’est aussi le Warré.
      Dadant et les autres,c’est pour faire le commerce.Enfin !je crois!
      Le Warré,c’est une autre façon de faire participer les gens pauvres à manger du miel et à participer à développer des ruches.

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