La pollinisation


Le processus de pollinisation

La quasi totalité des végétaux à fleurs ( à graines) se reproduisent de façon sexuée. Il y a donc une partie femelle qui va être fécondée par une partie mâle. Cette fécondation se réalise d’une plante vers une autre plante de la même espèce.

Dans une fleur l’élément mâle s’appelle le pollen, l’élément femelle le  pistil. La pollinisation est donc le mécanisme de rencontre du pollen avec le pistil.
La reproduction des végétaux implique donc que l’élément mâle aille féconder l’élément femelle.

Comment se fait ce déplacement ?

Les fleurs ne pouvant pas se déplacer, il faut donc un facteur externe permettant cette rencontre.

– le vent: on parle d’anémogamie ou  l’eau : il s’agit de l’hydrogamie
– l’animal: c’est la zoogamie

le processus de fécondation selon la catégorie de plantes à fleurs :
– les gymnospermes :  l’ovule (la graine)  est à nu. La plante peut donc être fécondée par le biais du vent ou de l’eau.
Exemple: les conifères
– Les angiospermes : l’ovule (la graine) est enfermée dans des ovaires. L’ovaire constitue la base du pistil qui se prolonge par le style et se termine par le stigmate qui est l’organe de réception des grains de pollen.

cercle-pollinisationIl existe des situations particulières telles que les graminées, qui tout en ayant des ovaires, ont de très petites fleurs avec du pollen très fin et très léger et sont pollinisées

C’est par l’animal que 80% de la pollinisation s’effectue , par les oiseaux, certains rongeurs mais surtout par les insectes,  papillons, mouches, moustiques, coléoptères, syrphes, bourdons … et de façon très importante par les abeilles sauvages ou domestiques qui réalisent à elles seules près de 70% de la pollinisation.

Ce rôle fondamental de l’abeille provient du fait que l’abeille en butinant pour se nourrir, transporte grâce à son corps couvert de poils du pollen en quantité d’une fleur à l’autre.

Cette pollinisation par les insectes s’appelle pollinisation entomophile. Elle évite la consanguinité et permet une plus grande diversité et une résistance plus grande des plantes. Elle améliore aussi le rendement des cultures de 5% à 50% (fruits plus gros…)

35 % de nos ressources alimentaires dépendent ainsi des insectes et à 80% des abeilles.

Or, les populations de pollinisateurs, dont font partie les abeilles, sont en nette régression dans nos pays industrialisés. Les pesticides et en particulier les néonicotinoïdes, fongicides, acaricides, la disparition de leurs lieux de nidification, tels les haies et les bosquets, la diminution de la biodiversité, le réchauffement climatique et la raréfaction des plantes sauvages riches en nectar contribuent à leur déclin rapide.

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