L’abeille, la ruche et l’apiculture


Une  histoire d’amour éternelle, près de 100 millions d’années, entre 2 êtres  : l’abeille et les plantes à fleurs. Elles ne peuvent vivre l’une sans l’autre. C’est grâce à elle, que nous pouvons sentir le parfum des fleurs, apprécier le goût des fruits et se délecter des saveurs du miel.

Aujourd’hui, l’abeille, animal sauvage et menacé, est devenue le témoin et la sentinelle de notre environnement. Alors que nous produisions 40 000 tonnes de miel en France en 1990, pour une consommation toujours stable de 40 000 t, nous n’en n’avons produit que 10 000 tonnes en 2016.

abeille2Se lancer dans l’apiculture marque le début d’une grande aventure. Après avoir pris les premiers cours d’initiation à l’apiculture et acquis le kit de démarrage, la découverte va vite se transformer en passion. Il devient alors important de bien conduire son rucher, de prévenir les maladies et de protéger nos petites avettes des prédateurs.

Au cours des 4 saisons il y a des activités à effectuer. De la simple surveillance des ruches en hiver, au réveil du printemps, les tâches vont vite se multiplier. Les abeilles vont élever de nouvelles reines, c’est la période de l’essaimage. L’apiculteur peut aussi intervenir pour le contrôler et choisir les colonies les plus intéressantes pour créer de nouveaux essaims.

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Chez nous, en Europe, il existe plusieurs races d’abeilles domestiques avec des caractéristiques propres. De la même manière, plusieurs types de ruches sont possibles. Les hommes ont inventé au cours des siècles une infinité de modèles de par le monde, pratiques et/ou esthétiques.

En milieu rural ou urbain, les ruchers sont implantés partout. Si l’abeille vit par nature à la campagne en raison des ressources mellifères et de son rôle de pollinisateur, la diminution de la biodiversité, la monoculture,  les traitements phytosanitaires… la fragilisent et la mettent en péril. Ceci explique que depuis plusieurs années, nombre de ruches se situent en ville où les ressources mellifères se multiplient et où les traitements phytosanitaires sont beaucoup moins impactants.

Ce phénomène de disparition touche d’ailleurs l’ensemble des insectes pollinisateurs, bourdons, abeilles sauvages…

Mettre en place un rucher, implique de prendre des précautions et de connaître la réglementation, tant en ce qui concerne le voisinage qu’avec les organisations et administrations apicoles.

Faire de l’apiculture c’est aussi se délecter des produits de la ruche, miel, pollen, gelée royale… Depuis la préhistoire, ils sont utilisés en raison de leurs vertus. Les bienfaits sur la santé sont aujourd’hui prouvés. Et quel régal de cuisiner au miel !

Les médias, journaux, télés…multiplient les émissions sur la protection de l’environnement et la sauvegarde des abeilles. Ainsi, les ressources documentaires sont aujourd’hui très importantes. J’ai référencé sur ce site la quasi totalité des livres sur l’apiculture, soit près de 600 ouvrages. A cela j’ai ajouté les sites internet d’apiculteurs français, belges, suisses, canadiens ainsi que les fournisseurs de matériels d’apiculture, les syndicats, écoles d’apiculture et autres associations apicoles, soit plus de 700 contacts.

Enfin, je ne saurais clore mon propos sans parler de ma propre passion : les abeilles, mes ruches et mes produits.

Mes ruches sont situées dans de grands jardins fleuris à la campagne au coeur de plusieurs villages de la Champagne, Cernay-lès-Reims, Saint-Brice, Saint Léonard, Ormes, Montbré et à Reims où elles peuvent butiner nectar et pollen. Elles y trouvent selon les mois de l’année, fruitiers, tilleuls, cotoneasters, laurier-tin, phacélie, asters … et des milliers de fleurs sauvages et de fleurs de jardins. De ce fait, mes miels toutes fleurs sont, selon les terroirs et les saisons, clairs, dorés, ambrés, doux ou avec un arôme plus marqué.

Le rucher d’Ormes

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