Lexique apicole – C


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Voir aussi le lexique botanique


Cadre , il s’agit de la structure qui, dans la plupart des ruches, (Dadant, Langstroth…) permet de maintenir la cire gaufrée. Les abeilles construisent alors les cellules  de façon très régulière sur les cadres, ce qui permet ensuite une extraction beaucoup plus facile avec les centrifugeurs.

Cadre de corps, grand cadre installé dans le corps de la ruche Les abeilles y forment des alvéoles pour recevoir les œufs, ou le miel

Cadre de hausse, petit cadre destiné à recevoir les rayons contenant le miel

Cage d’introduction, c’est une petite boite  en treillis ou en plastique utilisée pour le transport et l’introduction des reines

Calice : ensemble des sépales d’une fleur

Candi, sucre cristallisé légèrement pâteux que l’on donne aux abeilles en hiver lorsqu’elles ont besoin de nourriture. On utilise généralement le sucre de betterave pour sa fabrication.

Capsule : fruit sec s’ouvrant à maturité pour libérer ses graines

CCD « Colony Collase Disorder », voir Syndrome d’effondrement de colonies d’abeilles

Cellule, Alvéole des rayons de cire où les abeilles déposent le couvain et la nourriture.

Cellule d’essaimage, cellules royales placées sur les côtés et le bas du rayon. La colonie se prépare à l’essaimer.

Cellule de mâle, Elle est plus grande en diamètre que l’alvéole d’ouvrière, est aussi utilisée pour le stockage du miel

Cellule de sauveté, cellules royales construites à partir de cellules d’ouvrières élargies, plus ou moins nombreuses (>5) et réparties sur tout le rayon.

Cellule de supercédure, c’est le remplacement automatique de la reine par son peuple sans essaimage soit lorsqu’elle est déficiente ou trop âgée. C’est le renouvellement par supercédure.

Cellule royale, une cellule dans laquelle une reine est élevée. Cette cellule a un diamètre intérieur d’environ 8,5 mm et pend parallèlement au cadre. Elle a une longueur d’environ 3 cm.

Cérificateur, appareil destiné à faire fondre la cire des cadres de ruche.

Cérificateur solaire, Cérificateur utilisant l’énergie solaire, selon le principe de l’effet de serre, par l’utilisation d’une baie vitrée.

Chasse-abeille, le chasse-abeilles est un couvercle  qui ne permet aux abeilles que la circulation dans un sens ; des hausses à récolter vers le nid à couvain, soit du haut vers le bas. Le principe de base du fonctionnement est celui de l’entonnoir : une entrée large, une sortie étroite et ensuite un système de non-retour en forme de labyrinthe.  Il existe plusieurs modèles de chasse-abeilles.

Chatonépi allongé de petites fleurs unisexuées, pollinisées par le vent.

Cire, sécrétion produite par les glandes cirières des abeilles pour la fabrication des alvéoles. Cette production de cire nécessite beaucoup d’énergie : l’abeille doit consommer de 4 à 10 kilogramme de miel pour produire un kilogramme de cire. Remarquons toutefois que cette sécrétion est naturelle et se produit à un certain âge chez la jeune abeille, qui produit de la cire naturellement à cette époque de sa vie.

Cire gaufrée, plaque de cire préformée embouties que l’on fixe sur les cadres de ruche ou de hausse et qui permettent aux abeilles de bien structurer leurs rayons.

Cleisto : épi allongé de petites fleurs unisexuées, pollinisées par le vent.

Clipper, consiste à couper chez la reine, une portion d’aile ou de deux ailes du même côté pour éviter l’envol. A l’origine cette pratique était utilisée pour identifier l’âge de la reine. Une année le clippage se faisait à gauche et l’année suivante à droite. Aujourd’hui cette pratique reste utilisée pour éviter le départ de la reine en cas d’essaimage. On parle d’une reine clippée.

CNTESA, Commission Nationale Technique, Economique et Scientifique Apicole

Colonie, communauté d’abeilles possédant une reine et quelques milliers d’abeilles, et pendant une partie de l’année, une certaine quantité de mâles ou faux bourdons; les abeilles vivant ensemble sous forme d’unité sociale.

Colonie éleveuse, colonie ayant une forte population de nourrices avec une bonne production de gelée royale

Conductivité électrique du miel , elle se mesure en µS/cm. En général < 800 µS/cm pour les miels de nectars (miels de fleurs) et >800µS/cm pour les miels provenant en partie de miellats.
Le paramètre est une mesure indirecte de la minéralisation des miels. Les miels de nectar faiblement minéralisés ont une conductivité inférieure à 500 µS/cm. Elle peut même approcher les 100 µS/cm pour les miels de robinier faux acacia. Il existe des exceptions « châtaignier », « cotonnier », fortement minéralisés donc à conductivité électrique élevée. Les miels de miellat, fortement minéralisés, ont en général une conductivité électrique supérieure à 1000 µS/cm. Des règles spécifiques sont appliquées pour chaque appellation monoflorale où le critère « conductivité » peut être très discriminant.
La mesure précise de la conductivité électrique implique obligatoirement d’avoir, auparavant, mesuré le taux d’humidité du miel.
C’est un critère très important qui permet, en général, de séparer les miels de nectar des miels de miellat.

Congrégation de mâles, région spécifique où les mâles volent en attendant que les reines vierges passent par-là. Généralement situés autour de repères identifiables du panorama, comme des alignements d’arbres, ce qui explique que ce sont les mêmes, année après année, puisque les mâles n’hivernent pas.

Corbeille à pollen, sur la surface extérieure de chaque patte postérieure d’une abeille ouvrière il y a une zone lisse, bordée de chaque côté d’une frange de longs cils courbes, sur laquelle l’abeille butineuse y entasse le pollen pour le ramener à la ruche

Cordiforme, en forme de coeur

Corolle : ensemble des pétales d’une fleur

Couleur de reine, marquage des reines selon les années:  bleu années en 0&5, blanc :1&6,   jaune: 2&7, 3&8 : rouge, vert : 4&9

Couronne : ensemble des branches, des rameaux et des feuilles

Couteau à désoperculer, Il s’agit d’un couteau utilisé pour retirer les opercules de cire des cadres lors de la récolte. La lame fait une trentaine de centimètres. Il en existe de tout simples, non chauffants, dentelés. Ils offrent déjà une bonne efficacité. Il suffit de les tremper régulièrement dans l’eau chaude et de les essuyer. Avec un bon couteau qui possède un chauffage électrique efficace : la chaleur de la résistance est transmise à une âme de cuivre intégrée dans la lame et assure une diffusion homogène des calories au sein du couteau, un peu d’entraînement et un bac à désoperculer approprié, on peut désoperculer jusqu’à 200 cadres à l’heure. Les opercules sont chargées de miel et doivent être centrifugées. Les couteaux électriques sont plus efficaces.

Couvain, c’est l’ensemble des formes immatures de l’abeille, œufs, larves et nymphes d’une ruche, protégés par les nourrices (ouvrières d’abeilles).

Couvain de mâles, les mâles sont issus d’oeufs non fécondés, ils n’ont donc pas de pères. Les alvéoles sont plus grandes que celles de ouvrières.

Couvain operculé, couvain dont les alvéoles ont été fermées par les abeilles avec de la cire.

Couvert ouvert, c’est un couvain non operculé dans le lequel on trouve les oeufs (moins de 3 jours) et les larves.

Couvre-cadre, paroi amovible se plaçant sur les cadres.

Crémaillère, plaque de fer crénelée destinée à séparer les cadres de manière égale.

Cristallisation, Le miel est une solution saturée en sucres et comme toute solution saturée, il cristallise plus ou moins rapidement, en fonction de l’équilibre de ses sucres principaux – fructose et glucose. Plus la teneur en fructose est élevée, plus il restera liquide longtemps (ex. miel d’acacia). Plus la teneur en glucose est élevée, plus il cristallisera vite (ex. miel de colza). Cet équilibre des sucres dépend de son origine florale, mais n’a pas de lien direct avec sa qualité. Si un miel est chauffé à plus de 40 degrés, sa cristallisation est retardée. Chauffer un miel à une température supérieure à 40 degrés lui fait perdre en qualité. Le processus dit de cristallisation dirigée permet de maîtriser la taille des grains de cristallisation par ensemencement des miels et d’obtenir des textures crémeuses. Un autre procédé à froid sous très haute pression, nommé MHP apisystems développé en 2001 permet de séparer à froid les phases solides et liquides et de totalement maîtriser la cristallisation ou l’absence de cristallisation des miels. Il s’agit d’une invention peu utilisée par les apiculteurs. Ce procédé permet aussi l’obtention de miel sous forme solide (plaque poudre, farine..) sans ajout d’adjuvant tel que les maltodextrines utilisées dans l’atomisation des miels. À l’extraction, le miel est liquide. Avec l’entreposage, il peut se figer, car il contient du glucose qui se candit. Plus il contient de glucose, plus il se fige vite (miel de trèfle par exemple). Si le fructose est plus abondant (miel d’acacia entre autres), le miel reste liquide un ou deux ans.
On observe chez les miels qui cristallisent vite la formation d’une « fleur » à la surface. Il s’agit de micro-bulles qui remontent en surface lors de l’entreposage – en seaux ou en pots. C’est un phénomène naturel qui ne nuit pas à la qualité.

Cuneiforme : en forme de coin

Cupule, Petit récipient en plastique ou cire servant à contenir un œuf d’abeille en élevage de reines.

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