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Les maladies à déclaration obligatoire (MDO)

La varroase : 

varroa1 Toutes les ruches sont aujourd’hui infectées par le varroa. Il s’agit d’un acarien qui se développe dans le couvain. Il convient de lutter contre, car les abeilles naissantes sont affaiblies et présentent souvent des ailes atrophiées qui ne leur permettent plus de butiner…

La varroase est une parasitose du couvain et de l’abeille adulte. Elle peut être la cause d’affaiblissements de colonies.
Il est très important de faire chuter le nombre de varroas présents dans les ruches après la belle saison. Vers la fin de l’été, après la dernière récolte et en dehors de la présence de hausses, il est possible d’utiliser un médicament vétérinaire qui tuera la plupart des acariens.
varroa-2Egalement possible d’utiliser le thymol ou l’acide oxalique. A ce jour aucune technique ne permet de faire chuter le nombre de varroas à zéro dans les colonies (impossible de les éradiquer). Il faut donc comprendre qu’il s’agit de mettre en place un processus de régulation du parasite, il est présent dans nos colonies et il y restera.

La varroase : Quel traitement choisir ? 

Il existe différentes méthodes et produits pour lutter contre le varroa :
Les lanières:  Apivar, ApilifeVar, Apistan
Les tablettes de Thymol
L’ acide oxalique
L’acide formique

Il y a donc plusieurs manières d’appréhender les traitements conte le varroa. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte, en terme d’efficacité, de température, de période, de degré d’infestation, de précautions, de facilité de traitement, de choix si l’on fait de l’apiculture bio.


Les maladies réputées contagieuses (MRC)

Il y a 4 maladies réputées légalement contagieuses:

– L’aethina tumida

Ce petit coléoptère (Aethina tumida) est un insecte originaire du sud de l’Afrique. Son cycle reproductif se déroule en partie dans les colonies d’abeilles. Dans les cas graves, il entraîne la perte de la colonie et de la récolte. Compte tenu de sa progression mondiale, l’Europe a mis en place des mesures de protection.

Il est classé maladie réputée contagieuse (MRC) dans le code rural.

 


– Tropilaelaps clarea

Tropilaelaps clareae est un acarien hématophage parasite externe du couvain operculé d’Apis mellifera. Cependant, il se reproduit plus abondamment et est donc potentiellement dangereux.

tropilaelaps-clareaeLes acariens du genre Tropilaelaps sont nombreux et parasitent le couvain d’abeilles.

Tropilaelaps clareae est une maladie réglementée : MRC


– la loque américaine

La loque américaine ou « maligne » est causée par une bactérie (Paenibacillus larvae) qui s’attaque au couvain. Son nom provient du fait qu’après que le bacille se soit mis à l’oeuvre, la fausse-teigne intervient et laisse un couvain en si mauvais état que l’on pourrait penser à des guenilles (loques). Les spores de loque américaine, qui sont la forme dormante des bacilles, sont extrêmement résistants et peuvent demeurer viables dans des ruches ou du matériel infectés pendant plus de 35 ans.
loqueLa loque américaine fait périr les larves et les décompose.
Deux symptômes très caractéristiques permettent de diagnostiquer cette maladie :
1.     Les larves malades sont gluantes, si on les pique avec un bâtonnet, elles filent comme du caoutchouc
2.     Le couvain loqueux dégage une odeur de colle forte.
La contamination: Une larve saine peut être infectée par des spores en ingérant du miel contaminé. Les spores germent dans les 24 heures suivantes et pénètrent dans les intestins de la larve. Les larves de cet âge sont très réceptives à la maladie et seulement 10 spores peuvent causer l’infection. Les larves de 2 jours sont relativement plus résistantes et il faut alors des milliers de spores pour causer l’infection. Les bacilles prolifèrent dans les tissus larvaires avant la nymphose causant une mort rapide. Les formes végétatives des bacilles se multiplient 9 à 11 jours après que les spores aient éclos et l’on peut dénombrer jusqu’à 2,5 millions de spores par larve. Les larves infectées et mortes se dessèchent et forment des « écailles » solides sur la partie inférieure des cellules. Ces écailles sont hautement infectieuses et très difficilement évacuées par les abeilles.
Certaines lignées d’abeilles sont résistantes à la loque américaine. Cette qualité est certainement liée à leur capacité à détecter les larves malades, désoperculer les cellules infectées et évacuer les larves malades.
La mort des ruches: Les nourrices, vouées également au nettoyage des cellules, contaminent des larves saines après avoir nettoyé des cellules infectées. Le miel, le pollen et tous les éléments internes de la ruche deviennent contaminés par les spores durant les activités des abeilles. Très rapidement, un grand nombre de larves sont touchées par la maladie et meurent. La population d’abeilles n’est, alors, plus renouvelée, la ruche devient faible et finit par mourir.
La propagation: Les ruches abandonnées attirent les pillardes. Les ruches sauvages peuvent êtres malades et sont donc aussi un vecteur potentiel d’infection.
Les apiculteurs contribuent également au développement de la loque américaine en laissant mourir des ruches et/ou en exposant un équipement usagé et du miel contaminé au pillage. Il est tentant, pour les abeilles, d’aller piller du miel infecté dans des ruches situées tout près de leur propre habitat, surtout en cas de pauvre miellée ou en l’absence de miellée.
De même, les apiculteurs déplacent leurs ruches plusieurs fois par an dans différents endroits à la recherche de ressources nectarifères. Ces pérégrinations peuvent contribuer à la propagation de la maladie.
Le nourrissement des colonies avec du miel ou du pollen d’origine inconnue peut introduire la loque américaine.


– la nosémose

nosemoseLa nosémose est une maladie parasitaire de l’abeille, de gravité variable en fonction de conditions plus ou moins favorable à la multiplication et à la dissémination du parasite.

La nosémose se développe surtout lorsque les conditions météorologiques sont défavorables: hiver long et pluvieux,lorsque les colonies sont faibles, les reines sont âgées.
Le parasite unicellulaire provoque une destruction de l’intestin: atteinte de la paroi intestinale avec retentissement sur la digestion et donc sur la nutrition de l’abeille.Cette maladie est répandue dans le monde entier, cependant c’est dans les pays tempérés (hivers longs et humides) que les manifestations cliniques sont le plus répandues notamment au printemps. Dans les pays tropicaux et sub-tropicaux, elle pose peu de problèmes.
En France, la nosémose est une maladie réputée contagieuse à déclaration obligatoire.
Le parasite peut se trouver sous deux formes qui correspondent à deux principales phases de son cycle.
Une phase végétative et reproductrice du parasite par division cellulaire, dans les cellules intestinales de l’abeille;
Une phase passive de résistance, mais aussi de dissémination. Lorsqu’elles sont ingérées par l’abeille (alimentation, nettoyage) les spores vont germer dans l’intestin moyen où l’environnement leur est favorable. Puis elles pénètrent dans les cellules de la paroi. Nosema sp. se multiplie et croit. Au terme de ce développement, la cellule infectée dégénère et est généralement détruite. Ce qui permet la libération de grandes quantités de spores qui vont réinfecter d’autres cellules ou qui seront évacuées avec les déjections, devenant ainsi une source de contamination importante dans l’environnement de la ruche.
Les spores peuvent résister 5 à 6 semaines dans les cadavres d’abeilles, un an et plus dans les excréments et 2 à 4 mois dans le miel.
Symptômes
– incapacité de voler, abeilles rampantes, abdomen gonflé ;
– couvain clairsemé ;
– tâches fécales sans forme sur la planche, d’envol, dans la ruche, sur les cadres
Le test de l’intestin: On coupe la tête d’abeille morte, et on extrait la pointe de l’abdomen et le canal intestinal : l’intestin moyen est opaque et blanc laiteux, c’est la nosémose. Si l’intestin moyen est translucide et brun : abeille saine ;
Le diagnostic clinique de la nosémose est difficile. La diarrhée est un élément de suspicion, mais il est insuffisant pour conclure en la présence de maladie. La décoloration de l’intestin chez un bon nombre d’abeilles est un élément important de suspicion. Seul un diagnostic en laboratoire peut confirmer la maladie.

Leur pouvoir infectant est détruit après 48 heures d’exposition aux vapeurs de formol.

Les matières virulentes sont constituées par les déjections des abeilles parasitées,et tout ce qu’elles peuvent souiller: nourriture, pollen, miel, fleurs, eau… Si des conditions météorologiques défavorables obligent les abeilles à un long confinement, la transmission à l’intérieur de la colonie en sera d’autant plus importante.

Cette transmission se produit essentiellement par le pillage, les mâles, les dérives, les manipulations ou les outils de l’apiculteur.

  • Mesures sanitaires : Pour diminuer les risques de nosémose, il faut:
    – des abeilles robustes, des reines vigoureuses
    – éviter les expositions trop ombragées et les endroits humides
    – mettre en hivernage assez tôt
    – éviter le miellat
    – éviter les nourrissements trop tardifs
    – désinfecter régulièrement le matériel

Traitement de précaution au vinaigre de cidre
Réduit considérablement les symptômes mais n’éradique pas complètement les spores. Utiliser 25 cl de vinaigre de cidre mélangé dans 75 cl de sirop (50/50) obtenu par brassage en poids égal (sucre et eau).

Toute suspicion ou apparition d’une de ces maladies doit être déclarée à l’agent sanitaire apicole;

Les autres maladies sont les mycoses ( maladie du couvain), la fausse teigne (larves de papillons) qui attaque les colonies affaiblies.

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