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 Audit économique de la filière apicole française 2012

Document complet de 211 pages – format pdf -> Audit économique de la filière apicole française 2012


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Parlement européen – AGORA | 09.09.2012  

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1er Congrès européen de l’Apiculture – du 11 au 14 octobre 2012 – AGEN – France – Parc des Expositions

Actu-environnement.com. | 16.08.2012  

Manifestation destinée au grand public et aux professionnels professionnels

« Apiculteurs / Agriculteurs, acteurs d’un même territoire » sera le thème central du 1ER Congrès Européen de l’Apiculture qui se tiendra du 11 au 14 octobre 2012 à Agen.
L’Union Nationale de l’Apiculture Française et le Syndicat apicole de l’Abeille Gascogne organisent le 1er Congrès Européen de l’Apiculture qui se tiendra au Parc exposition d’Agen, du Jeudi 11 au Dimanche 14 Octobre 2012.

4000 à 5000 apiculteurs européens et chercheurs internationaux se rassembleront pour confronter leurs expériences et affronter ensemble les défis de l’apiculture de demain.

Au coeur des thèmes majeurs qui seront abordés sur le développement de l’apiculture européenne : Agriculteurs/apiculteurs – Phyto/abeilles – OGM/abeilles – Sanitaire – Frelon Vespa velutina – Elevage – Pollinisation – Marché du miel – Apithérapie…

Une centaine d’exposants sont attendus, au parc exposition d’Agen, représentant l’ensemble des partenaires de la filière apicole européenne (ruches, matériel de miellerie et de transhumance, conditionnement, négoce, cosmétique, conseil, laboratoires, développement…). Un espace qui sera dédié à la fois aux échanges mais aussi aux démonstrations, découvertes de matériels spécialisés et d’innovations.

Ce 1er Congrès apicole européen s’ouvre également au grand public avec de nombreuses manifestations : découvertes de l’apiculture et de l’univers complexe des abeilles – Marché des miels et des produits de la ruche mais aussi expositions ludiques et pédagogiques – films – etc….


Retrait du pesticide Cruiser OSR

31.07.2012 

Le 27 juillet 2012, le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de SYNGENTA AGRO qui tentait d’obtenir en urgence la suspension de la décision de Stéphane Le Foll, du 29 juin 2012, interdisant le CRUISER OSR.

Cette interdiction est justifiée par les travaux de chercheurs publics français démontrant la désorientation des abeilles exposées au thiamétoxam,  substance active du CRUISER.

La décision d’interdiction du CRUISER OSR a eu lieu au cours d’une audience de réfèré de plusieurs heures au cours de laquelle ont été débattus tous les enjeux, notamment pour l’apiculture, de l’utilisation massive du thiamétoxam, le neurotoxique très puissant composant principal du CRUISER OSR.

Dès le 26 juillet, le Ministre de l’Agriculture complétait son dispositif en publiant au Journal officiel un nouvel arrêté signé le 24 juillet, portant interdiction générale de toute mise sur le marché de semences de crucifères oléagineuses enrobées de préparations à base de thiamétoxam.

Après trois arrêts du Conseil d’État annulant des AMM du CRUISER sur d’autres cultures, la France rejoint un peu plus, par ces décisions du Ministre, le groupe des Etats de l’Union européenne interdisant le thiamétoxam sur leur territoire.


 Le déclin des abeilles accéléré par les pesticides

Le Monde.fr | 29.03.2012  par Martine Valo

Une abeille équipée d’une puce électronique radio-identification (RFID). | SCIENCE/AAAS
Plus la recherche scientifique avance, moins il devient possible de contester la nocivité des pesticides sur l’environnement. Pour son rôle d’éclaireuse en territoire de plus en plus miné, l’abeille a déjà fait l’objet de nombreux travaux.
Elle a droit cette fois à deux études publiées dans la revue Science du 29 mars, inédites par la technologie retenue et parce qu’elles ont l’une et l’autre opté pour des conditions réalistes plutôt que pour des expériences de laboratoire.

Toutes deux soulignent l’impact des néonicotinoïdes – la famille d’insecticides la plus répandue dans le monde – sur les pollinisateurs. Diffusés à travers le nectar et le pollen des fleurs cultivées comme le maïs et le colza, ces produits chimiques agissent sur le système nerveux central des insectes.
L’équipe française a placé avec de la colle à dent une minuscule puce de radio-identification (RFID) sur le thorax de 653 abeilles mellifères. Les chercheurs voulaient vérifier si, comme certains apiculteurs en avaient formulé l’hypothèse, leur sens de l’orientation pouvait être perturbé par l’un de ces pesticides, en l’occurrence le thiaméthoxam que l’on trouve dans plusieurs produits : Cruiser, Cruiser, Flaship, Illium, Axoris.

Après avoir observé les sorties et les retours de leurs petites protégées individuellement grâce à un lecteur électronique, ils ont constaté que 10 % à 31 % de celles qui étaient intoxiquées se montraient incapables de rejoindre leur ruche. La perte de repères joue effectivement un rôle significatif dans le syndrome d’effondrement des colonies, même lorsque les butineuses n’ont absorbé que de faibles doses de ces pesticides. Loin de leur ruche, elles meurent trois fois plus que le taux normal.
UN BOURDON SAUVAGE QUI PERD L’APPÉTIT
Même si les scientifiques prennent soin de préciser que cette orientation perdue n’explique pas à elle seule le déclin catastrophique des abeilles, leurs conclusions ne risquent pas de passer inaperçues au ministère de l’agriculture.
Le gouvernement s’obstine en effet à autoriser le Cruiser, tandis que les apiculteurs et les défenseurs ne cessent d’en réclamer l’interdiction. Or l’étude a été dirigée par Mickaël Henry, biologiste à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et Axel Decourtye, écologue pour le réseau des instituts des filières agricoles et végétales (ACTA). Des organismes de recherche publics, pas des officines écologistes.
La deuxième recherche menée en Ecosse s’intéresse au bourdon sauvage Bumbus terrestris, qui souffre, lui aussi, de déclin. Bien qu’il tienne un rôle essentiel dans la pollinisation des fraises, framboises, myrtilles et tomates, entre autres fruits, celui-ci a jusqu’à présent bénéficié de moins d’intérêt de la part des chercheurs.

Penelope Whitehorn et Dave Goulson, biologistes de l’université de Stirling, ont confronté des colonies de bourdons en développement à de l’imidaclopride, un autre néonicotinoïde présent dans le Gaucho, Coboy 350, Confidor, Provado, parmi d’autres.

Les doses utilisées étaient comparables à celles que butinent les bourdons. Au bout de six semaines, les chercheurs ont observé que les nids contaminés par le pesticide avaient pris 8 % à 12 % moins de poids que les colonies témoins, ils en déduisent que les insectes s’étaient moins nourris. Surtout, les nids avaient produit 85 % moins de reines. Ce qui peut signifier 85 % de nids en moins l’année suivante, rappellent les auteurs de l’étude.
Martine Valo


Des apiculteurs obtiennent une promesse d’interdiction du Mon810

Vendredi 6 janvier 2012 – Le Monde.fr avec AFP

Fin de l’action pour une centaine d’apiculteurs qui ont entrepris, vendredi 6 janvier, d’occuper un centre de la compagnie américaine Monsanto à Monbéqui, en Tarn-et-Garonne, afin d’exiger du gouvernement l’interdiction rapide de la vente et de la culture de maïs génétiquement modifié en France.

Une vingtaine d’apiculteurs, entassés dans une camionnette, se sont introduits sur le site de Monsanto vendredi matin, apportant avec eux deux ruches et des enfumoirs, avant de téléphoner aux responsables du ministère de l’écologie. Les participants demandaient un arrêté « interdisant la vente et la culture du Mon810 » et l’interdiction de tous les OGM produisant du nectar ou du pollen susceptibles de polluer le miel.

Ils ont levé le camp après avoir obtenu des rendez-vous aux ministères de l’agriculture et de l’écologie la semaine prochaine, selon Guy Kastler, un des responsables de la Confédération paysanne à l’origine de l’action. Par ailleurs, un représentant du préfet leur a garanti qu’une clause de sauvegarde assurant l’interdiction de vendre et de semer cet OGM serait bien prise, a rapporté le président de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF), Olivier Belval.

LE MAÏS OGM MONSANTO N’EST PLUS INTERDIT EN FRANCE

Les apiculteurs réagissaient à l’annulation par le Conseil d’Etat, à l’automne dernier, de la suspension de culture du maïs OGM Monsanto, suspension initialement décidée par le gouvernement en février 2008. La culture de maïs OGM risque de rendre leur miel impropre à la consommation humaine, s’alarment les apiculteurs.

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé en novembre que le gouvernement maintenait son « opposition » à la culture du maïs OGM Monsanto 810 sur le territoire français, et la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a promis que la France déposerait une nouvelle clause de sauvegarde avant la prochaine saison de semis, au printemps.

FILIÈRE MIEL EN PÉRIL

Mais les apiculteurs veulent une décision immédiate du gouvernement, car le maïs pourrait être semé dès février, étant donné les conditions climatiques actuelles. Les apiculteurs font valoir que ces cultures mettent leur filière en péril, car la Cour de justice de l’Union européenne a décrété tout produit contaminé par les OGM « impropres à la consommation humaine », a expliqué André Pruneddu, qui élève des abeilles dans l’Hérault.

Pour Jean Sabench, il y va de la survie de l’apiculture, « déjà en difficulté », mais aussi de celle des abeilles, des pollinisateurs essentiels dont la disparition aurait de lourdes conséquences sur l’environnement et l’agriculture. Le responsable du site Monsanto de Monbéqui, Luc Pélétengeas, s’est insurgé contre cette action, estimant que le dialogue aurait pu se nouer d’une autre manière.


Au Bon Miel – Le blog –

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